Comment reconnaître un vrai Panama ?

Premièrement : ce qui est visible de suite, c’est le haut de la calotte au centre qui doit représenter une rosace. La rosace (nommée également Vueltas) est le point de départ du tressage du chapeau Panama.

la rosace est la partie qui déterminé si c'est un vrai panama

La rosace est la partie qui détermine l’authenticité d’un panama

Le nombre de cercles varie suivant la finesse du panama. En effet, plus le panama est fin plus cela demande du travail, ce qui entraîne donc un prix plus élevé.

Deuxièmement : on distingue trois types de panama, selon la qualité et le type de tressage.

  • Le Montecristi qui est le panama plus haut de gamme. Comme son nom l’indique, il est fabriqué dans la région Montecristi en Equateur.
le tressage du chapeau panama montecristi

le tressage du chapeau panama Montecristi

  • Le Panama Cuenca qui est reconnaissable à son tressage en forme de chevrons.
Chapeau panama cuanca avec son tressage en chevron

Chapeau panama Cuanca avec son tressage en chevrons

  • Le Panama Brisa qui est fait d’un tressage en forme de petits carrés. Le tressage est moins fin et la fibre plus épaisse que sur les deux autres types de panama. Pour beaucoup, il est perçu comme un premier prix, qui reste cependant d’excellente qualité. Le tissage garantit d’ailleurs un chapeau plus respirant puisqu’il laisse les filets d’air passer.
le tressage du chapeau panama brisa

le tressage du chapeau panama brisa

Pour beaucoup de personne la qualité et le prix d’un panama sont déterminés par la finesse de la paille et donc du tressage. Même s’il s’agit là d’un indicateur, ce n’est pas le seul pris en compte!

En effet, la marque joue beaucoup. Si on prend un panama Borsalino par exemple, le prix sera plus important qu’une marque comme la notre (Traclet). Se fier à la grandeur d’une marque ne doit pas être le seul aspect à prendre en compte, vérifiez toujours la qualité du tressage.

Par ailleurs, contrairement a une idée reçue, tous les panama ne sont pas pliables!
En effet beaucoup sont souvent apprêtés pour avoir une forme. Par la suite, cela enlève la possibilité de le plier. Si vous souhaitez un panama pliable, vérifiez bien que cela soit indiqué sur le produit au moment de l’achat. Par la suite, pensez également à le garder dans un environnement qui ne soit pas trop sec.

 

La grande histoire du Chapeau Panama

Si ce célèbre chapeau n’en découd pas avec la célébrité, c’est parce que sa qualité et son style ont su faire leurs preuves à travers les siècles.

Au 16ème siècle, le premier Panama
Quand les conquistadors espagnols atteignirent la côte équatorienne, où les provinces actuelles de Guayas et de Manabi sont situées, ils notèrent avec intérêt que les natifs portaient de grands chapeaux de paille couvrant les oreilles et le cou. Ces couvre-chefs ressemblaient aux coiffes des nones ou des veuves dans l’Europe de l’époque. Celles-ci étaient appelées « tocas » en espagnol d’où la dénomination « toquilla » pour ces coiffes indigènes plus petites. C’est également ainsi qu’on fit référence à la paille de fabrication (paille toquilla). Rapidement, les espagnols portèrent eux-mêmes ces chapeaux.

Au 17ème siècle, le Montecristi.
Les colons espagnols utilisaient de la main d’oeuvre locale pour produire des chapeaux de type européen pour remplacer ceux qui jusque là couvraient les oreilles et la nuque. De bons tisserands existaient dans les localités de Jipijapa et de Montecristi (en province Manabi) et ces bourgades furent rapidement transformées en centres de production, d’où l’appellation des chapeaux. De nos jours, le Montecristi est toujours considéré comme le meilleur spécimen.

Au 18ème siècle, une définition scientifique apparaît
L’expansion rapide et la popularité grandissante du chapeau fabriqué à partir de palmes Toquilla se propagèrent jusqu’à la noblesse espagnole. En peu de temps le roi lui-même commanda des chargements de ce fameux accessoire pour l’offrir à son épouse. Les botanistes, de leur côté, découvrirent que la paille utilisée pour la fabrication provient d’un palmier qui ne grandit que sur la côte équatorienne à des hauteurs de 100 jusqu’à 400 mètres. Ils baptisèrent cette nouvelle espèce Carludovica Palmata pour rendre hommage au roi d’ Espagne Charles IV ainsi que la reine Ludovica.

Le Carludovica Palmata

En 1835, la première entreprise moderne
En 1835, peu après la fin du joug espagnol, un entrepreneur nommé Manuel Alfaro s’installa à Montecristi et y établit son atelier de production de chapeaux qui utilisaient ses propres plantations de palmiers pour la paille. La main d’œuvre, locale, était engagée sur compétences. C’est par ces principes que son entreprise connut un certain essor et bientôt Alfaro fut en position d’exporter des chapeaux vers le Panama, qui à l’époque se transformait en plateforme économique. Les ventes depuis ses boutiques Panaméennes étant bonnes, ses produits commencèrent à attirer l’attention du public étranger sur place, qui rapidement fit un amalgame avec le pays de vente, et ce produit entièrement équatorien fut associé à jamais avec Panama.

De 1836 à 1845, le Cuenca
En 1836 la ville de Cuenca, située dans les plateaux de la province sud d’Azuay, fut le berceau d’une autre naissance industrielle, et où les chapeaux portaient avec eux l’espoir d’un essor. Le Cuenca se différencie du Montecristi par sa paille blanchie et également plus épaisse. Ces caractéristiques permettent un tissage bien plus rapide.

Afin d’aider le développement de la manufacture, une multitude de moules en bois furent fabriqués, des tonnes de barils de javel décolorante furent acheminées, sans parler de la masse de pailles de palmiers toquilla, qui devaient régulièrement être livrées depuis la côte. Des maîtres tisserands de la bourgade de Manabi furent recrutés à Cuenca, afin de faciliter l’apprentissage pour la main d’œuvre locale, qui fit de rapides progrès. En peu de temps le pari économique fut remporté et l’industrie du chapeau devint l’une des plus importantes pour Cuenca.

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Eloy Alfaro


La ruée vers l’or de 1848
A l’aube de la ruée vers l’or, un très grand nombre d’hommes et de femmes émigrèrent vers la Californie. Le trajet le plus efficace à l’époque était de couper par l’isthme de Panama. Au passage, la chaleur aidant, les voyageurs achetèrent le chapeau en masse et chantèrent ses mérites une fois arrivés à bon port. C’est par ce bouche à oreille unique pour l’époque qu’Eloy Alfaro, le fils de Manuel et pour l’anecdote futur président d’Equateur, fut en mesure d’exporter 220 000 unités vers les Etats-Unis pour l’année 1849 uniquement.

Exposition Universelle de Paris, 1855
Un citoyen français, résidant à l’époque à Panama, exhiba pour la première fois en Europe le fameux couvre-chef. Le pays d’Equateur ne faisant pas partie de la liste des participants, là aussi les chapeaux furent rapidement baptisés Panama. L’engouement fut rapide et il entra aisément dans la mode parisienne jusqu’à être porté par Napoléon III. L’empereur en devint un ambassadeur de choix, lui permettant de répandre la mode à travers l’Europe. En Grande Bretagne, le prince de Galles et futur roi, Edward VII fut lui aussi prit d’un engouement pour le Panama.

De 1863 à 1898 essor de l’export
C’est une période durant laquelle l’Equateur continue d’exporter un grand nombre d’unités vers l’Europe et les Etats-Unis, mais aussi vers de nouveaux marchés tels que l’Amerique du Sud, les Caraïbes et en particulier Cuba où les chapeaux étaient vraiment nécessaires pour les travailleurs des plantations de sucre ou de tabac. Ces plantations étaient devenues d’excellents clients.

En 1898, la guerre hispanico-américaine
50 000 unités furent achetées par le gouvernement américain afin d’aider ses troupes à combattre les espagnols sous le soleil intense des Caraïbes.

En 1906, Construction de Canal de Panama
Durant la construction du canal, un grand nombre de chapeaux fut alloué aux maçons et ingénieurs américains. La popularité du Panama augmenta encore d’un cran quand une photo du président Roosevelt fut prise alors qu’il le portait au cours d’une visite officielle du chantier. La presse du monde entier avait alors reproduit le cliché.

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Roosevelt et son Panama, une photo devenue célèbre.

Curieusement, en 1925 les lois de modernisation turques interdirent le port du fez traditionnel et ordonnèrent à la place le port du panama.

1944 et l’àge d’or hollywoodien
C’est en 1944 que l’exportation du panama atteignit son paroxysme, et devint le premier secteur pour les exports de produits équatoriens en partie à cause du déclin du cacao. Parmi les causes d’une telle expansion était l’effet qu’Hollywood eut avec un grand nombre de ses stars arborant le fameux couvre-chef avec style et goût.

Pour plus de renseignement sur le port du chapeau Panama du côté des célébrités, nous vous invitons à consulter notre article dédié en suivant le lien suivant: Qui porte le Panama? 

Panama – Sa production, ses origines

Première étape : la récolte

Le panama est fait à partir de paille de palmier Toquilla.
Cette plante sauvage provient d’une région de la forêt tropicale et son nom scientifique est: Carludovica Palmata.
Des spécimens atteignent jusqu’à 2m30 de haut.

D’où vient le chapeau panama ? du palmier Toquilla

D’où vient le chapeau panama ? du palmier Toquilla

La particularité de cette plante est qu’elles ne poussent que sur la côte équatorienne entre 100 et 400 mètres au dessus du niveau de la mer.
Des personnes ont essayé de les faire pousser dans d’autres régions du monde sans parvenir à la faire vivre.
C’est grâce à sa particularité de climat que le palmier Toquilla pouce dans cette région d’équateur.

Les basses plaines de la province de Manabi offrent des conditions de pousse idéales pour cette plante grâce notamment à la richesse de son sol mais aussi une grande humidité avec un air relativement frais et beaucoup d’ombrage grâce à la végétation plus haute.

Il faut compter environ trois ans pour atteindre sa taille adulte. Au moment de sa maturité, ses tiges de feuilles peuvent atteindre jusqu’à 6 mètres de long ! La récolte s’effectue en cycles de 30 jours, ce qui laisse suffisamment de temps pour que de jeunes tiges repoussent. Ces jeunes pousses, plus tendres et fines sont sélectionnées en premier pour ces qualités.

Afin de s’assurer d’une qualité optimale lors de la récolte, celle-ci s’effectue de préférence par temps plus sec pour que les feuilles contiennent moins d’eau grâce à l’évaporation et qu’elles soient ainsi naturellement plus légères.
Les nouvelles pousses sont coupées à la main à l’aide de machettes; ensuite elles sont transportées sous forme de grands fardeaux sur des charrettes ou par camions vers les sites de tissage. Chaque tige contient de nombreuses feuilles soudées entre elles.

Deuxième étape: l’obtention d’une paille

Les tiges sont toutes ouvertes pour séparer les membranes des feuilles, celles-ci sont ensuite séparées de nouveau pour créer des douzaines de pailles, toutes dans le sens principal de la membrane.
Par la suite, la tige ainsi préparée est lavée puis bouillie dans l’eau pendant une heure avant d’être pendue pour la sécher. Une fois sèche, la paille est classée par épaisseur, coupée atteindre une longueur de 1 mètre et remise en fardeaux.

toutes les étapes du panama sont fait à la main

Paille de Palmier Toquilla – Toutes les étapes du panama sont fait à la main

C’est dans la ville côtière de Montecristi que la paille est ensuite placée dans un container hermétique, qui contient également un petit seau de soufre en dessous duquel se trouve un charbon incandescent. Cet ensemble reste ainsi fermé jusqu’au lendemain, afin que l’effet blanchissant de la fumée aie suffisamment de temps pour prendre. Le résultat est une teinte autrement connue comme la couleur Montecristi ou encore couleur « naturelle ».

A la différence de la région de Cuenca dans les Andes, la paille subit un procédé de blanchissement à la javel.

Troisième étape: le tissage

Quand la paille est prête, les chapeaux sont tissés vers l’extérieur en partant du centre de la couronne. On utilise un moule en bois pour le support. La finesse de la paille détermine la qualité du chapeau. C’est ainsi que certains peuvent prendre jusqu’à trois mois pour être terminés alors que d‘autres ne vont prendre que quelques jours.

Le tressage du Panama est une partie importante et surtout difficile de la fabrication du panama

Le tressage du Panama est une partie importante et surtout difficile de la fabrication du panama

Ce qui caractérise le panama c’est le fait que le début c’est a dire le centre du chapeau ressemble à une rosace.

rosace du chapeau panam

La rosace caractérise le chapeau panama

Quatrième étapes et dernière étape

Une fois le tissage principal terminé, l’excès de paille qui s’est formé autour du rebord est tissé vers le centre pour former un bordereau fin mais résistant. Toute la paille qui n’a pas pu être tissée est coupée avec une lame de rasoir, qui sera également utilisée pour couper les bouts de paille à l’intérieur du chapeau.

Les rebords du chapeau sont finalement repassés pour donner de l’homogénéité au tissage et retirer toutes les rides dans la paille.
Pour ce qui est des chapeaux panama Montecristi; ils sont repassés au sulfure afin d’éclaircir les chapeaux.

C’est par les différentes formes de chapeaux que naissent à l’aide d’une presse vapeur les différents styles que sont les Fedoras ou autres coloniaux. Il existe encore une finition à l’ancienne du Montecristi, à l’aide d’un fer chaud et d’un moule en bois.

La touche finale consiste à la pose d’un gros grain qui est cousu à l’intérieur du chapeau pour s’ajuster au tour de tête et lui donner définitivement sa taille.

Chapeau Panama – Nettoyage et entretien

Préserver son chapeau panama – Une liste complète de conseils pour préserver et entretenir au mieux votre Panama. 

– Ne jamais laisser votre chapeau en contact avec la pluie ou de l’eau. En effet la paille de toquilla est très absorbante et, une fois sèche, des taches peuvent apparaître et la paille s’affaiblir.

– Évitez également de le laisser  trop longtemps au soleil (ex: plage arrière de voiture). Les fibres du panama ont besoin d’un peu d’humidité pour ne pas devenir cassantes. Le mieux serait d’utiliser d’une cave a cigare afin de disposer d’un endroit humide.

– Surtout ne roulez que les modèles destinés à être pliés  et nous vous conseillons de le faire uniquement pour le transport. Il n’est pas recommandé d’avoir les chapeaux Panama enroulés plus de 48 heures d’affilées, que ce soit dans des valises, des bagages ou de petites boîtes en bois.

– Le dernier et pas le moindre, maniez votre chapeau avec soin, sans y mettre trop de pression surtout sur le haut de la calotte. Evitez donc DE PINCER le dessus du chapeau panama en le mettant ou en l’enlevant . Apprenez la gestuelle du chapeau, le mettre et l’enlever en le manipulant par les bords. Les zones du chapeau que vous touchez le plus sont aussi celles qui, avec le temps, vont s’affaiblir.

Chapeau Panama Rustic Panizza. Voir le chapeau sur la boutique Traclet. 

Lavage du chapeau
– Si le chapeau se tache ou se salit légèrement, une bonne manière de le nettoyer est d’utiliser une gomme. Jamais avec d’eau ou d’alcool.

– Pour de plus fortes taches, nous recommandons d’utiliser des lingettes bébé. Tout produit chimique inadéquat tend à abîmer les fibres du chapeau.

– Ne pas laisser les traces de transpiration s’incruster dans la paille, nous vous conseillons de le nettoyer régulièrement avec un tissu en coton blanc et du savon doux ou de l’ammoniaque.


Reformer son chapeau

Si votre chapeau panama perd sa forme, vous pouvez la retrouvez en le remaniant à la main au dessus d’une casserole d’eau bouillante.

– Si les ailes se déforment en se levant, une bonne stratégie pour lui redonner sa forme originale est d’utiliser un fer à repasser avec vapeur, en plaçant un tissu entre le chapeau et le fer.

– Si la coupe est déformée ou écrasée il est conseillé de l’apporter dans une chapellerie afin de procède à l’arrangement pour que le chapeau ne perde pas sa forme originale.

– Pour éviter de casser le haut de la calotte, nous pouvons vous proposer le renfort de calotte. Nous conseillons également d’utiliser un pistolet à colle pour faire un bourrelet sur l’intérieur de la calotte afin d’éviter que le chapeau ne se coupe sur le haut de la calotte.

 

Les différentes qualités de Panama

Chapeau Panama pliable - Roll up Bailey

Chapeau Panama pliable – Roll up Bailey. Voir le produit sur la boutique en ligne Traclet.

Il existe plusieurs éléments permettant d’évaluer la qualité d’un panama, en voici les principaux:

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La finesse du tissage
L’élément le plus important, quand on juge de la qualité d’un chapeau. En effet, c’est en regardant de près qu’on s’aperçoit de la finesse du diamètre des pailles. Si celles-ci sont fines, le nombre de mailles au centimètre carré sera plus important.

Ce nombre détermine la qualité générale d’un chapeau.Il faut savoir qu’à chaque élévation par deux de ce facteur de qualité correspond une augmentation par quatre du travail requis. C’est aussi la raison pour laquelle un chapeau de grande qualité requiert bien plus de temps.

Exemple: un chapeau fabriqué dans la qualité Cuenca de base peut prendre jusqu’à un minimum de 3 jours pour être manufacturé alors qu’un Montecristi de bonne qualité peut aisément prendre 2 mois.Attention, il n’existe malheureusement pas de système de mesure standardisé et chaque importateur a sa propre unité de mesure si bien que le grade 12 de l’un signifiera un tout autre résultat que le grade 12 d’un autre. Il en va de même pour les dérivés tels que Fino, Fino fino, Super Fino, Ultrafino, Museum, …

La qualité du tissage
Bien que la finesse du tissage soit le facteur de base le plus important pour déterminer la qualité de fabrication et de finition, il faut également prendre en compte la qualité même du tissage.
Celle-ci devrait être perçue selon l’homogénéité et la droiture sur toute la surface du chapeau. Il faut naturellement ne jamais perdre de vue que ce n’est pas une science exacte dans la mesure où le tissage se fait à la main et qu’il y aura toujours des irrégularités.

La couleur du chapeau
La couleur de la paille varie d’un chapeau à l’autre car la couleur de base de la paille utilisée varie également.
C’est aussi pour cela qu’on trouve des teintes plus ou moins foncées. Ce qui compte réellement c’est, encore une fois, l’homogénéité de la couleur sur toute la surface.
Si on trouve des zones ou la teinte est très visiblement différente, il est évident que la qualité générale s’en ressent.

Néanmoins il est parfaitement normal de détecter des variations très légères dans la teinte de base des fibres, et en observant les mailles de près on peur même remarquer des lignes grises ou rougeâtres.
En Europe, souvent les chapeaux sont blanchis afin d’avoir une couleur homogène.

Un exemple de Panama blanchis, ici le Panama Fedora de Borsalino. Voir le produit sur la boutique en ligne Traclet.

Les Vueltas
Les anneaux qui sont au centre de la calotte du chapeau (aussi appelé “Vueltas”) permettent également de déterminer la qualité du panama. Si il n’y a pas d’anneaux, méfiez vous!
On peut comparer des chapeaux et leur qualité respective en les orientant vers une source de lumière afin de mieux apercevoir le nombre d’anneaux ou de couronnes différents qui furent nécessaires à l’assemblage du chapeau. Ces anneaux apparaissent quand de nouvelles bandes de pailles sont rajoutée au tissage. Cela signifie qu’un nombre plus important de ces vueltas résulte en un tissage plus fin et plus serré. On passera de 3 pour un Cuanca premier prix a 8 pour un Montecristi en premier prix alors que l’on passe à 25 pour un haut de gamme.


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Le nombre de mailles
Un technique fastidieuse mais efficace pour avoir la qualité du panama: le nombre de mailles au centimètre carréappelé sous le nom « Système de Mesure de la Fondation Montecristi » « Montecristi Compte » (ou Cuanta Montecristi).

Ce système consiste en un décompte du nombre exact de mailles par centimètre carré de la surface du chapeau. La manière la plus objective est donc d’en mesurer la finesse est de compter les points de tissages (par pouce, soit sur environ 2,5 cm).

On mesure tout d’abord le nombre de tisses verticales d’un centimètre carré désigné, puis on compte le nombre de tisses horizontales sur ce même centimètre avant de les multiplier ensemble pour obtenir la cuenta Montecristi.
On peut prendre par exemple un tissage de 25 horizontales et 30 coté verticales ce qui donne une mailles au centimètre de 750.

 

Comment enrouler son chapeau Panama?

Chapeau Roll Up natural Bailey

Chapeau Roll Up natural Bailey, disponible sur le site Traclet.

Attention tous les panama ne sont pas piables, nous vous conseillons de vous renseigner avant de le faire.En effet, beaucoup de panama sont âpretés et donc non pliables!

La finesse de son tissage alliée à la souplesse de la palme de Toquilla permet au Panama d’être enroulable pour le transport. Afin de mieux préserver votre nouveau compagnon de voyage, voici quelques conseils:

1. Roulez mais ne pliez surtout pas.
Les Panamas peuvent être enroulés mais faites attention à ne pas les plier car cela pourrait endommager le maillage (faire craqueler les fibres ).

2. N’enroulez votre chapeau que pour l’empaqueter.
Le Panama mettra d’autant plus de temps pour revenir à sa forme d’origine s’il est resté enroulé trop longtemps.
C’est pour cela que seul en cas de voyage il devra être enroulé.

3. En général, plus la maille est fine plus le chapeau sera facile à enrouler.
Il n’est donc pas conseillé d’enrouler un chapeau de moins bonne qualité.
Leurs fibres de paille étant plus épaisses elles risquent de craquer plus facilement.

4. Le panama a besoin d’un peu humidité ambiante pour maintenir sa souplesse. N’enroulez pas un chapeau trop sec. Si le chapeau reste exposé pendant trop longtemps à un temps chaud et sec il peut s’assécher à un tel point qu’il peut se craqueler si on l’enroule.

5. Gardez toujours votre chapeau dans sa forme originale
… afin d’éviter de le casser.

Ci dessous le modèle pliable Traclet, à voir sur notre boutique en ligne. 

Panama pliablePanama pliable